Alors Cardio ou Muscu?
- Jean-Luc Van Cappel
- 23 janv.
- 3 min de lecture

La perte de poids est souvent résumée à une équation simpliste : « faire plus de cardio ». Courir longtemps, transpirer fort, s’épuiser… et espérer que la balance suive. Cette vision est répandue, mais elle est incomplète. Pour une perte de poids durable, structurée et compatible avec une vraie qualité de vie, la musculation est un levier central — souvent sous-estimé.
1) Le vrai objectif : perdre du gras, pas “perdre du poids”
Le poids sur la balance mélange plusieurs éléments : masse grasse, eau, glycogène, contenu digestif… et masse musculaire. Or, ce qu’on recherche réellement dans la majorité des cas, c’est une diminution du tissu adipeux tout en conservant (ou en augmentant) la masse musculaire.
C’est précisément là que la musculation change la donne : elle “protège” le corps contre la perte de muscle pendant une phase de déficit calorique.
2) La musculation : l’alliée de la silhouette et du métabolisme
Contrairement à une idée encore tenace, la musculation ne “fait pas grossir” : elle structure. Elle améliore la posture, la tonicité, la densité, et redessine la silhouette. Mais surtout, elle joue sur deux mécanismes clés :
Préservation et développement de la masse musculaire : en déficit calorique, sans entraînement de force, le corps a tendance à perdre du muscle en même temps que du gras. Résultat : silhouette “plus fine” parfois, mais molle, et métabolisme plus bas.
Dépense énergétique globale : le muscle est un tissu actif. Plus vous avez de muscle, plus vous augmentez votre dépense quotidienne (même au repos), et plus vous “tirez” l’équation dans le bon sens sur le long terme.
À cela s’ajoute un effet souvent oublié : l’afterburn (EPOC). Une séance de force bien construite continue d’augmenter la dépense énergétique après l’effort, car le corps doit réparer, reconstruire et s’adapter.
3) Le cardio intensif : efficace… mais souvent mal utilisé
Le cardio n’est pas “mauvais”. Il peut être utile pour la santé cardiovasculaire, le stress, l’humeur, et la dépense calorique. Le problème, c’est l’usage exclusif et parfois excessif du cardio dans une logique de perte de poids.
Les dérives classiques :
On compense en mangeant plus (faim accrue après cardio long ou très intense).
On s’épuise (fatigue nerveuse, sommeil perturbé, baisse de motivation).
On stagne (le corps s’adapte : même effort = moins de dépense au fil du temps).
On perd du muscle si le cardio devient dominant et que la force est absente, surtout avec un déficit trop agressif.
On augmente le risque de blessure (tendons, genoux, fascia, dos) avec des volumes élevés, notamment chez les personnes en surpoids ou déjà fragiles.
Résultat : beaucoup d’efforts, une perte parfois rapide au départ (souvent eau + glycogène), puis une stagnation frustrante.
4) L’idée galvaudée : “plus je fais de cardio, plus je maigris”
Cette logique suppose que la perte de poids dépend principalement des calories brûlées pendant l’entraînement. En réalité, la réussite dépend surtout de la cohérence du système :
votre dépense énergétique sur 24h (pas seulement pendant 45 minutes),
votre capacité à tenir un rythme sur des mois,
votre sommeil et votre récupération,
votre gestion de l’appétit,
votre masse musculaire et votre niveau de force,
votre niveau de stress.
Le cardio peut aider, mais la musculation structure la transformation.
5) Le combo gagnant : force + mouvement intelligent
La stratégie la plus robuste, dans la majorité des profils, ressemble à ceci :
Musculation 2 à 4x/semaine (full body ou split simple) : exercices polyarticulaires, progression, technique propre.
Cardio “utile” et dosé : marche active, vélo modéré, intervalles courts si adapté, sans casser la récupération.
NEAT élevé (activité quotidienne) : marcher plus, bouger plus souvent, monter les marches — c’est souvent le facteur le plus sous-estimé.
Nutrition simple et tenable : déficit raisonnable, protéines suffisantes, régularité.
6) Message clé
Si votre objectif est une perte de poids durable, la question n’est pas “comment brûler le plus possible pendant la séance”, mais :
"Comment transformer le corps pour qu’il dépense mieux, fonctionne mieux, et tienne dans le temps."
La musculation n’est pas un “bonus” : c’est l’ossature du plan. Le cardio devient alors un outil complémentaire, utile, mais non exclusif.
Alors qu'en pensez vous? N'oubliez pas de prendre rendez vous ;o)







Merci... vais revoir mes entrainements alors...